Ollé-Nicolle s'arrête là
Par Alban LAGOUTTE
De Football.fr
le 08/03/2010
L'aventure niçoise est terminée pour Didier Ollé-Nicolle. (Reuters)
La passe de trois pour la Ligue 1... Après le Manceau Paulo Duarte, remplacé par Arnaud Cormier, et le Stéphanois Alain Perrin, qui a laissé la place à Christophe Galtier, un troisième entraîneur de l'élite hexagonale a été démis de ses fonctions, lundi après-midi, en la personne de Didier Ollé-Nicolle, révèle France Football. Mais l'information n'a toujours pas été confirmée par le Gym, qui a, d'après L'Équipe, invité les journalistes à "constater par eux-même la situation. Toujours selon le quotidien, les dirigeants azuréens chercheraient à trouver une nouvelle place à "DON" dans leur organigramme, afin de ne pas le licencier.
Le coach niçois ne serait donc pas tout à fait écarté du club. Les précisions apportées par la formation à L'Équipe reflètent bien l'opacité de la situation. En milieu d'après-midi, l'OGCN indiquait sur son site Internet que des discussions étaient en cours entre les dirigeants et leur futur ex entraîneur. Mardi, il devrait mettre au clair les choses et préciser quelle sera la nouvelle situation de Didier Ollé-Nicolle. Sûrement, le Gym cherche par tous les moyens à ne pas devoir casser sa tirelire pour un licenciement qui lui serait - trop - coûteux. Une mise au placard serait tellement plus simple...
Nancy, le trop-plein
Arrivé l'été dernier en provenance du Clermont Foot pour tenter de faire oublier Frédéric Antonetti, parti à Rennes, "DON" n'a pas réussi à faire de la formation sudiste une candidate à la première moitié de tableau. Placé sur la sellette depuis plusieurs semaines, le Français avait toujours réussi à se soustraire au billot malgré des résultats loin des attentes du début de saison.
Samedi soir, la 27e journée de Ligue 1 aura donc été fatale au patron du sportif sur la Côte d'Azur, lui qui a une nouvelle fois mené ses troupes à la défaite, contre Nancy à domicile (2-3). Désormais, le Gym ne dispose plus que cinq longueurs d'avance sur le premier relégable, Le Mans Union Club 72, qui compte toutefois un match en moins. A quelques jours, justement, de se déplacer dans la Sarthe pour y défier les partenaires de Modibo Maïga, l'état d'urgence a donc été déclaré par la direction du club.
Exit Ollé-Nicolle. Sa succession sera assurée - pour l'instant provisoirement - par un homme bien connu du Stade du Ray: Eric Roy. Le directeur sportif, qui a dirigé l'entraînement le même jour en compagnie de René Marsiglia et Frédéric Gioria, l'entraîneur de l'équipe réserve, aura donc la charge de redorer un peu le blason d'une équipe qui n'a engrangé que 6 points sur 42 possibles lors de ses quatorze dernières sorties en championnat. Un bilan catastrophique dont Didier Ollé-Nicolle porte aujourd'hui la responsabilité.
La saignée de la CAN 2010
La décision prise à la suite d'un entretien entre le président de l'OGC Nice, Gilbert Stellardo, le directeur général du club, Patrick Governatori, et le président du conseil de surveillance, Marcel Governatori, intervient dans une logique de choc psychologique avant un déplacement au Mans samedi prochain, qui pourrait bien s'avérer décisif dans la course au maintien.
Invité surprise de l'élite hexagonale en juillet dernier, lui qui était encore méconnu la saison précédente lorsqu'il était en poste au Clermont Foot, Didier Ollé-Nicolle aurait donc cédé, quittant ainsi la scène sur un échec retentissant. En effet, outre les reproches liées à un projet sportif inexistant, son recrutement et son manque de lucidité dans l'impact que la CAN 2010 allait avoir sur le groupe (Apam, Faé, Mouloungui, Traoré, Ben Saada, Bamogo, Poté et Bagayoko ont disputé le tournoi africain en janvier) ont également été pointés du doigt. Si l'on ajoute à cela les blessures intervenues ces derniers mois, notamment celle d'Olivier Echouafni, les suspensions de cadres tels qu'Apam (un mois) ou Bagayoko (un mois et demi), le parcours du combattant s'est avéré trop dur à surmonter.



































